L’évolution des supports musicaux et plus particulièrement le CD, a fait traîner l’industrie du disque dans une crise qui s’installe depuis presque dix ans.

Plusieurs maisons de disques ont proposé aux acheteurs d’albums des contenus interactifs, lancés depuis une interface en ligne sous le contrôle de la société Open Disc : conquête de nouveaux clients oblige. Depuis l’an 2000, un grand privilège a été accordé sur différents bonus tel que site privé, vidéos, photos, inédits à plusieurs centaines d’albums issus de nombreuses maisons de disques.

Les restrictions aux seules personnes disposant le disque original étant de mise, ces services impliquent une vraie valeur ajoutée au CD.

Des disques avec des bonus, mais limités dans le temps…

L’on assiste pourtant au dysfonctionnement de certains services. Alors que la commercialisation jouit sa légitimité selon l’industrie du disque, un phénomène étrange s’installe : les bonus disparaissent totalement du marché après quelques temps ou bien ils sont simplement inaccessibles.

Les consommateurs y voient un grand inconvénient alors qu’au début, ils espéraient rester avec leur artiste aussi longtemps que possible. Pire encore, l’accès au téléchargement pour une éventuelle copie privée est impossible.

Des promesses en l’air, des maisons de disque…

Pou comprendre le processus, prenons comme exemple le cas de Carla Bruni, qui a mis en route une chanson en 2007. Une indication claire apparaît sur le CD, proposant à l’acheteur de créer un lien unique avec le chanteur. Sur la pochette extérieure, des expressions gravées sur toute la clarté et qui ne manquent pas de fixer l’attention des acheteurs, apparaissent majestueuses et sans équivoques.

Toutefois, la mise en application sur l’ordinateur pose un problème technique inattendu : l’utilisateur doit souscrire de nombreuses données personnelles permettant de l’identifier.

L’ordinateur établit un lien entre l’internaute et le chanteur. Jusque-là, tout fonctionne bien. Mais lorsque l’internaute tente d’accéder aux contenus du CD, l’interface bloque le mécanisme en renvoyant l’internaute vers une réponse inaccessible. L‘élan grandiose proposé aux acheteurs pour leur permettre de se trouver au milieu des contenus du CD, s’envole tout simplement comme des poussières dans l’air.

La redirection vers le site privé de Carla Bruni est vivement conseillée après les tentatives échouées. La passerelle assurée par Open Disc pour s’infiltrer à l’intérieur des contenus, n’est pas au beau fixe. Heureusement, tous les CD ne sont pas du même genre.

Les disques audio : un rêve évanoui dans le rêve

Aux environs de janvier 2002, 100 concerts live ont été mis en vente aux acheteurs par Jean-Louis Aubert du groupe Téléphone, s’appuyant sur ses tournées 2008.

C’est une colossale collection de chansons qui intriguent les fans obstrués par la promotion très importante de ce coffret. Une surprise attendait pourtant de grimper aux crans des fans et acheteurs lorsque trois ans seulement après, l’accès à Open Disc devenait impossible.

Aucune sauvegarde ne pouvait être opérée. Seuls, les aventureux ayant effectué des captures analogiques sont arrivés à garder des traces des ces chansons. Open Disc a été informée de la situation, mais après six mois, aucune solution n’a été apportée. L’intervention musclée de PC Inpact est fortement souhaitée même si de nombreuses personnes sont encore dans l’impasse…