A l’heure actuelle, nombreux sont ceux qui  pensent que le Net est un moyen d’expression de liberté, une forme d’universalité  et que la gratuité doit être de mise.

Pierre Lescure rappelait qu’une catégorie de personnes – entre autre les mômes- veut que l’instantanéité et la gratuité doivent être servies à leur goût.

C’était le 21 Août dernier, lorsqu’il prenait le micro de RMC. Une mission de concertation sur l’adaptation de l’économie de la culture du monde connecté est, en effet, mise en  place, et Pierre Lescure est chargé de promouvoir cette mission. 

Les Pirates d’aujourd’hui sont les clients de demain

La réalité d’un accès à toutes les dimensions du Net, immédiat et sans obligation aucune, est le plus grand souhait de la société d’aujourd’hui.

Mais c’est tout à fait naturel à l’époque où le numérique prend toute sa place dans la vie de chacun. De plus, la baisse considérable des coûts et la grande possibilité d’accès sont des offres de qualité auxquelles tout le monde peut prétendre.

La génération bâtie sous l’impulsion et l’influence toujours croissante du Net, ont l’habitude de puiser leurs ressources dans le grand espace du Net, sans toutefois penser que la fatalité du tout gratuit est permise.

La commission européenne estimait par une déclaration de 2009 que la génération numérique refuse de payer le téléchargement et la consultation en ligne des contenus, bien que leur nombre soit assez élevé par rapport à l’ensemble de la population à avoir payé le service. Par ailleurs, leur qualité est d’être disposée à payer pour un meilleur service de qualité supérieure.

La génération connectée

Le téléchargement illégal, qui a connu un grand succès, révèle la grande envie du consommateur d’avoir un accès à tous les contenus, dans un délai immédiat, simple et de grande qualité.

Le piratage permet à la classe de la jeunesse publique d’agrandir beaucoup sa culture en dépensant plus, au détriment du budget restreint destiné aux loisirs. Lorsque finalement impliquée dans la vie active, cette jeunesse est prête à payer, mais spécifiquement pour ce qui l’intéresse surtout.

L’on remarque que sur l’internet, l’offre légale pose beaucoup plus de problème que l’offre illégale. A l’époque des nombreuses données en ligne, la rémunération physique n’existe plus.

L’économie du don et de la contribution apportent beaucoup plus sur Internet au moment où la gratuité en ligne est en pleine effervescence. L’attention, la réputation et l’implication des clients sont des valeurs que doivent développer les industries de culture en ligne. C’est ce que revendique d’ailleurs la génération connectée.

Nouvelle attentes

Le numérique fait surgir de nouveaux concepts de créativité et de valeur, en dehors d’une culture de gratuité. Si les internautes refusent catégoriquement de payer le contenu en ligne par achat, ils sont enclins pour des services de qualité au sein de l’offre légale.

Les acteurs doivent, par conséquent, prendre les dispositions valables pour ne pas pénaliser les clients en apportant des innovations nécessaires. La grande opportunité doit être mise à profit pour plus d’économie et de valeur au Net.

Alors, la question est de savoir dans quelle mesure la gratuité contribue-t–elle à construire la valeur de l’industrie ?

Quelles sont vos réflexions ?