La tragique nouvelle sur le suicide d’Aaron Swartz, a été accueillie dans les milieux connectés, avec une indignation particulière. Accusé d’avoir gratuitement téléchargé des contenus scientifiques d’une grande valeur, l’un des fondateurs de Reddit et créateur de l’architecture de l’Open Library, devait purger une lourde peine de trente-cinq ans avec une amende de un millions de dollars à payer.

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Les relations entre son suicide et les charges qui pesaient sur lui ne sont pas toutefois élucidés. Cette situation ne fait que relater la faiblesse du système de protection sur le Web. Si l’on veut faire des publications sur Internet des résultats des recherches de plusieurs années de travail avec ardeur, le risque de perte et de vols de données n’est pas écarté.

Le Web et les publications des articles scientifiques

La publication des articles scientifiques n’est pas facile pour diverses raisons. D’abord, tout part du travail du chercheur. Tous les efforts, les concentrations, les longues nuits sans sommeil, les jours de travail ardu, doivent être rassemblés pour aboutir à une évaluation acceptable de l’ensemble du travail.

Il s’agit de produire des documents publiables, laissant les traces de vraies recherches et dont l’utilité attire plusieurs domaines. Puis la rédaction d’un article solide sur les recherches doit être la prochaine étape. Le scientifique doit présenter ses recherches rédigées à un journal afin que ce dernier puisse procéder à l’évaluation.

La lecture de l’article sera effectuée par d’autres scientifiques du même domaine. Après lecture, ils apporteront leurs commentaires et jugements. Les intérêts et la validité de l’article doivent être mis à jour pour avoir une idée formelle du contenu scientifique des recherches. Le rejet ou l’acceptation du manuscrit est connu avant de passer à l’édition de l’article. La publication s’effectue seulement après ces étapes.

Le journal non-Open Access

Pour pouvoir publier dans le journal non-Open Access, les scientifiques doivent payer une forte somme afin de pouvoir publier ses recherches, ceux qui font la lecture et la validation ne sont pas payés. Enfin, lorsque l’article est accepté et qu’il est publié, les lecteurs doivent payer cher pour pouvoir y accéder.

Le concept non-Open Access se résume en la recherche de certains profits pour le journal publicitaire. La sélection des meilleurs articles est de mise car les bénéfices qui en découlent sont importants. Elsevier, le principal éditeur scientifique connu, a enregistré un gros bénéfice de plus de un million d’euros en deux mille onze en procédant de la même manière comme ce qui est décrit précédemment.

Le profil Open Access

L’interface Open Access se présente avec une toute autre rigueur. Les auteurs des recherches sont les seules personnes qui doivent payer. D’autre part, le public peut accéder librement aux contenus pour des fins utilitaires. Ici, la valeur de la réputation est beaucoup plus forte que l’argent.

Les scientifiques sont plus attirés par la prolifération de leurs travaux de recherches que l’argent qui circulent à travers les éditions et les publications. C’est ce qu’on appelle en partie l’honnêteté intellectuelle des chercheurs. En éthique de morale utilitariste, la connaissance ne s’achète pas. Elle doit être puisée là où la source existe. La balle est alors dans le camp des utilisateurs et du public. La ruée vers Open Access n’est-elle pas l’optimisation de notre goût à la science et la réalité d’un accord entre nous et les chers scientifiques.